Instants de vie

Cendres de bois, cendres d'âme

Chantal Telliac··1 min de lecture

Il était une fois Notre-Dame

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Au-delà des mots, croyances ou religions, nos âmes, envahies par l’abime, grelottent, tandis que ton cœur s’enflamme.

Ô mère, mère divine ou mère terrestre, ma mère aux bras qui enlacent, aux mains qui me serrent, aux larmes chaudes lorsque le genou au sol, je m’effondre. Mère de l’ombre, mère céleste. Les hommes ont rempli leurs pages de mots pour te glorifier, au point d’en oublier la leur avec ses douces caresses de l’enfance, parce que déjà ses mains se sont ridées et dérangent le voile éphémère de leur beauté. Quelle faiblesse, parce que demain, lorsque ton cœur flambera et s’élèvera vers les plus hautes sphères du ciel, leurs larmes aussi chaudes qu’elle soient, ne suffiront plus à te retenir. Et pauvres de nous qui n’apprenons pas à nos enfants l’expérience de nos vies, il en sera de même lorsque l’étincelle qui scintille en notre cœur rayonnera dans l’autre univers et dans la pénombre de leur ignorance.

Ainsi va la vie, ainsi vont femmes et mères, aux mains tendues, aux portes que l’on cogne, aux clochers qui raisonnent.

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Écrit par
Chantal Telliac

Écrit des carnets, au fil des jours et de l'inspiration.

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